Véhicules autonomes : la cybersécurité passe à la vitesse supérieure

Pour fonctionner, les véhicules connectés et autonomes échangent des données avec leur environnement en s’appuyant sur des réseaux électroniques et des capteurs. Leur sécurité dépend donc, aussi, de leur capacité à résister aux actes de piratage en tout genre. À Télécom SudParis, le chercheur Badis Hammi étudie la détection de ces attaques.
Ces dernières années, la cybersécurité automobile est devenue une exigence réglementaire. Dans l’Union européenne, les règles de sécurité applicables à tous les véhicules neufs depuis le 7 juillet 2024 comprennent des mesures de protection contre les cyberattaques. Elles concernent notamment les voitures, les bus et les poids lourds.
Maître de conférences en cybersécurité à Télécom SudParis, Badis Hammi a fait de la sécurité véhiculaire sa spécialité. Son travail : repérer, avant les attaquants, les failles par lesquelles un véhicule pourrait être compromis, pour concevoir des systèmes de protection capables de fonctionner à bord, en conditions réelles de circulation.
Du moteur au réseau informatique
Sous la carrosserie, les composants électroniques d’un véhicule connecté et autonome forment un réseau, où circulent en permanence les données nécessaires à son fonctionnement. C’est par lui que transitent aussi bien les échanges avec l’extérieur que les instructions destinées à l’aide à la conduite, de même que le pilotage de certains mécanismes. Pour faire fonctionner ce réseau, les nouvelles architectures s’appuient notamment sur l’Ethernet, une technologie héritée des réseaux informatiques classiques. Or, si cette interconnexion facilite la circulation des informations, elle peut aussi ouvrir la voie à une intrusion.
Badis Hammi décrit une attaque possible en plusieurs étapes : une personne malveillante accéderait d’abord à la connexion Bluetooth, puis tenterait d’atteindre un ordinateur central qui lui donnerait accèderait aux composants liés au freinage ou à l’accélération. En partenariat avec l’équipementier automobile Valeo, son équipe cherche à repérer cette progression dans le réseau du véhicule et à sécuriser ces architectures.
Lire l’intégralité de l’article sur le blog I’MTech de l’Institut Mines-Télécom.