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Rendez-vous Carnot 2026 : Télécom SudParis ouvre sa R&D aux entreprises
Publié le 11 septembre 2026
Les 21 et 22 octobre 2026, à l'Espace Champerret (Paris), Télécom SudParis participera aux Rendez-vous Carnot sous la bannière de l'institut Carnot Télécom & Société Numérique. Cybersécurité, santé numérique, intelligence artificielle, réseaux et cloud : l'école y expose une offre de recherche partenariale directement mobilisable par les entreprises. Olivier Martinot, Directeur de l'innovation et des relations entreprises, détaille les modalités concrètes d'entrée en relation.
Un rendez-vous d'affaires, pas un salon de plus
Organisés depuis 2008 par l'Association des instituts Carnot, les Rendez-vous Carnot réunissent en deux jours l'essentiel de l'écosystème français du transfert technologique. Le format est celui d'une place de marché B2B : rendez-vous d'affaires programmés en amont, espace d'exposition, conférences. L'édition 2026 annonce quelque 1 300 participants, 1 100 chercheurs et experts au catalogue et plusieurs milliers de rendez-vous qualifiés.
Pour Télécom SudParis, école de l'Institut Mines-Télécom et membre fondateur de l'Institut Polytechnique de Paris, la présence est quasi systématique. "Nous y sommes généralement présents. Je crois que nous n'avons raté qu'une seule édition", indique Olivier Martinot, Directeur de l'innovation et des relations entreprises de l'école.
L'objectif affiché est double : faire connaître les travaux des équipes et identifier des partenaires susceptibles de monter des collaborations ou des contrats de recherche. Avec une lucidité sur le taux de transformation propre à ce type d'événement. "Il n'est pas toujours évident de concrétiser les nombreux contacts établis dans les salons, mais cela nous est déjà arrivé", précise-t-il, citant une thèse engagée il y a deux ans avec Aldebaran, une start-up de la santé, née d'un contact pris sur place.
Cinq domaines d'expertise en réponse aux besoins des industriels
Contrairement à l'usage de certains exposants, l'école ne met pas en avant un axe unique. Le périmètre reste celui du numérique, avec cinq portes d'entrée : cybersécurité, santé numérique, réseaux, cloud et intelligence artificielle.
"Si vous avez besoin de mener des travaux de R&D dans ces domaines, venez nous voir. L'objectif est de discuter de vos sujets et de déterminer s'il peut y avoir une correspondance avec les compétences de nos enseignants-chercheurs", résume Olivier Martinot.
À ce socle s'ajoute une dimension transverse que l'école entend systématiser : le développement durable et le numérique responsable. "Nous souhaitons intégrer autant que possible ces dimensions à nos sujets de recherche. Si ce sont des enjeux importants pour les entreprises qui viennent nous voir, cela nous intéresse beaucoup."
Recherche partenariale : un investissement à moyen terme, pas un accélérateur immédiat
C'est le message le plus contre-intuitif pour un directeur R&D pressé, et sans doute le plus utile. Le directeur de l'innovation et des relations entreprises refuse la promesse d'accélération instantanée.
"La recherche n'est pas nécessairement quelque chose qui permet d'accélérer immédiatement. Il s'agit d'un investissement : on identifie une piste prometteuse et on souhaite la développer parce qu'on estime qu'elle pourra améliorer un produit à terme. " L'horizon utile se compte en années plutôt qu'en trimestres. "En trois ans, nous pouvons apporter de nouvelles fonctionnalités ou de nouvelles technologies à un produit existant, voire faire émerger des produits entièrement nouveaux."
Cette temporalité n'exclut pas les jalons intermédiaires. L'école observe que les collaborations avec les start-up, lorsqu'elles sont pilotées avec méthode, produisent des avancées à court terme avant les résultats plus structurants issus d'une thèse. La condition de succès est constante : disposer d'un axe clair de progression, qui permette de formuler un sujet de recherche. "Avec un chercheur et un doctorant, on peut ensuite avancer fortement dans cette direction."
Stage, thèse CIFRE, projet structurant : une montée en charge graduée
Pour les entreprises sans habitude de la recherche académique, l'école propose une progression par paliers. Un stage d'abord, pour éprouver la relation sur un périmètre limité. Une thèse CIFRE ensuite, qui installe un doctorant sur trois ans à l'interface des deux organisations. Des projets de plus grande ampleur, enfin, une fois la confiance et la compréhension mutuelle établies.
Deux thèses CIFRE récentes donnent la mesure de ce que produit ce format. Dans une grande entreprise de la défense, Victor Vince a travaillé sur la détection et la lutte contre les attaques GNSS, sujet critique pour tous les systèmes dépendant du positionnement par satellite : trois brevets en sont issus. Chez EDF, Faiz Taleb a traité de la protection des données utilisées pour l'apprentissage des modèles de machine learning, à la croisée de la cybersécurité et de l'IA industrielle : deux brevets. Soit cinq brevets nés de deux collaborations doctorales, sur des sujets définis par les entreprises elles-mêmes.
Le profil des interlocuteurs rencontrés aux Carnot est large : start-up, PME, ETI et grands groupes, mais aussi collectivités et établissements publics ; la préfecture de police et la Gendarmerie figuraient parmi les visiteurs de l'édition précédente. "Toutes les composantes du monde socio-économique peuvent manifester leur intérêt", observe Olivier Martinot.
Les contacts qui aboutissent, en revanche, présentent une caractéristique commune. "Lorsque les personnes souhaitent réellement travailler avec nous, elles occupent plutôt des fonctions techniques ou connaissent précisément leur besoin scientifique et technique." Dans les PME et les start-up, le dirigeant lui-même est souvent au rendez-vous.
Comment préparer sa venue
Le conseil du directeur de l'innovation aux dirigeants et responsables R&D tient en trois réflexes.
- Consulter en amont les profils et les sujets proposés par chaque institut Carnot, dont l'institut Carnot Télécom & Société numérique, pour cibler les compétences pertinentes.
- Formuler une direction de progression, celle sur laquelle l'entreprise souhaite avancer, afin qu'un axe de recherche puisse être défini avec un enseignant-chercheur.
- Se documenter sur les plateformes technologiques et les travaux déjà menés dans les écoles, condition d'une projection réaliste dans un partenariat.
Le système de rendez-vous mis en place par l'organisateur reste le canal principal. "Il ne faut vraiment pas hésiter à prendre rendez-vous avec notre institut Carnot, l'institut Carnot Télécom & Société numérique", insiste Olivier Martinot, qui rappelle que les échanges informels, autour d'un café, débouchent régulièrement sur un rendez-vous approfondi après l'événement.
Deux portes d'entrée pour un partenariat, toute l'année
Hors salon, l'accès à la recherche de Télécom SudParis suit deux chemins.
- Par la direction de l'innovation et des relations entreprises. L'entreprise expose son besoin ; la direction l'oriente vers l'enseignant-chercheur le plus à même d'y répondre. Entreprise et chercheur vérifient ensemble la convergence scientifique et technique, puis la direction accompagne la formalisation contractuelle du partenariat.
- Par le chercheur directement. Un échange lors d'une conférence, une publication repérée sur LinkedIn ou une page du site de l'école suffisent à amorcer la discussion scientifique. Le chercheur sollicite ensuite la direction de l'innovation pour la partie contractuelle.
"Il existe donc deux portes d'entrée", conclut Olivier Martinot. "Autrement, vous pouvez contacter directement la direction de l'innovation. Nous essaierons alors d'identifier l'enseignant-chercheur le mieux placé pour répondre à votre besoin."
En savoir plus et s'inscrire : rdv-carnot.com
Inscription gratuite pour les entreprises.
En bref
- Quoi ? Les Rendez-vous Carnot, événement B2B de la recherche partenariale française.
- Quand ? Les 21 et 22 octobre 2026.
- Où ? Espace Champerret, place de la Porte Champerret, 75017 Paris.
- Qui ? Télécom SudParis, sous la bannière de l'institut Carnot Télécom & Société numérique.
- Pour qui ? Start-up, PME, ETI, grands groupes, collectivités et établissements publics porteurs d'un projet d'innovation numérique.
- Domaines exposés : cybersécurité, santé numérique, intelligence artificielle, réseaux, cloud, numérique responsable.
- Formats de collaboration : stage, thèse CIFRE, contrat de recherche bilatéral, laboratoire commun.
