Crise de foie, la science des données au cœur des choix de greffe
Publié le 5 mai 2026
Dans les hôpitaux, la transplantation d’organes confronte les équipes médicales à une réalité brutale : beaucoup de demandes pour trop peu de dons. Au-delà d’un choix objectif, la sélection des patients bénéficiaires de greffe relève donc aussi de l’éthique. À Télécom SudParis, les travaux menés dans la chaire BOPA explorent comment la science des données peut éclairer ces décisions critiques, en les rendant plus précises, plus explicables et plus équitables.
Pour les équipes médicales, la décision de greffer un organe cristallise les tensions entre urgence, rareté et incertitude. Il ne s’agit pas seulement de prioriser la personne la plus malade, mais d’identifier celle qui présente le moins de chances de survivre sans greffe et les meilleures perspectives après l’intervention. Dans ce contexte, améliorer les outils d’aide à la décision constitue un enjeu majeur, sanitaire autant que sociétal.
À Télécom SudParis, les recherches menées au sein de la chaire BOPA mobilisent la science des données et l’intelligence artificielle pour éclairer ces arbitrages dans le cadre spécifique de la transplantation hépatique. L’objectif : mieux comprendre les trajectoires des patients, affiner les prédictions, et accompagner les décisions cliniques de la manière la plus juste possible.
La science des données, une réponse à des problématiques chirurgicales
Initiée par l’Assistance Publique–Hôpitaux de Paris et l’Institut Mines-Télécom (IMT), la chaire BOPA (Bloc opératoire augmenté) s’inscrit dans un écosystème élargi incluant l’Université Paris-Saclay et plusieurs partenaires académiques et industriels. Elle est portée par le professeur Éric Vibert, chirurgien spécialiste de la transplantation hépatique à l’hôpital Paul-Brousse, dont les problématiques cliniques alimentent directement les recherches.
Lire l’intégralité de l’article sur le blog I’MTech de l’Institut Mines-Télécom.