Le combat pour l’égalité des chances vu par Marie Hernigou, diplômée de Télécom SudParis

À l’occasion de la Semaine nationale des cordées de la Réussite, qui se tient du 2 au 7 février 2026, Télécom SudParis donne la parole à Marie Hernigou, diplômée de l’école (TSP 2000) et engagée au sein de Télécom SudParis Alumni. Elle partage sa vision du combat pour l’égalité des chances et son engagement en faveur de l’accès des jeunes et des jeunes filles aux filières scientifiques.

"Il y a un an, j’ai créé ma société de conseil en transformation numérique, forte de vingt-cinq ans d’expérience au sein de grands groupes de télécommunications. Diplômée ingénieure de Télécom SudParis en 2000, j’y ai exercé des fonctions d’expertise technique, de gestion de projets et de management d’équipes. Mon parcours s’est construit grâce à mes études : classes préparatoires scientifiques, école d’ingénieurs, puis Executive MBA.

Très tôt, j’ai observé les inégalités et les préjugés qui pèsent sur l’orientation des filles vers les filières scientifiques. Pour contribuer, à mon échelle, à faire bouger les lignes, je me suis engagée au sein de l’association des alumni de Télécom SudParis, de Professional Women Network Paris, et comme co-fondatrice d’IT au Féminin. J’interviens chaque année auprès de collégiens et de lycéens pour faire découvrir les métiers d’ingénieur, et je mentore de jeunes professionnelles afin de les accompagner dans leurs premiers pas, en partageant mon expérience et en aidant à lever des barrières souvent invisibles.

L’égalité des chances est souvent invoquée comme une évidence, mais elle peine encore à devenir une réalité. Et pourtant, quelle ambition essentielle : offrir à chacune et chacun la possibilité d’aller aussi loin que son talent, son envie et son travail peuvent le porter.

L’accès au savoir reste l’un des leviers les plus puissants de cette égalité. Étudier, ce n’est pas seulement acquérir des connaissances : c’est apprendre à raisonner, à questionner, à collaborer et à comprendre le monde. Les écoles d’ingénieurs « apprennent à apprendre » et développent l’esprit critique, la créativité et le sens des responsabilités, des compétences indispensables dans un monde en transformation permanente.

À l’heure où l’intelligence artificielle traite l’information à grande échelle, cet esprit critique devient plus que jamais indispensable : interroger les données, identifier les biais, mesurer les impacts sociaux, éthiques et humains des technologies que nous concevons. La diversité de celles et ceux qui les développent est une condition de leur justesse.

Le manque de diversité n’est pas neutre : il constitue une perte pour la société, l’économie et les sciences.

Dans cette diversité, mon engagement se porte tout particulièrement vers les jeunes filles et les jeunes femmes. Les travaux du Sénat rappellent que les inégalités apparaissent dès le plus jeune âge. Les filles ne sont pas moins capables, elles sont dissuadées par des biais culturels et sociaux persistants. Et pourtant, celles qui poursuivent dans les filières scientifiques excellent et ont toute leur place dans l’ingénierie, l’innovation et la recherche.

Au-delà de leur contribution au progrès, le savoir et l’indépendance financière constituent l’un des remparts les plus efficaces contre le sexisme et les violences. L’autonomie n’est pas un luxe : c’est une condition de la liberté et un pilier de l’égalité des chances.

Ces convictions font profondément écho aux valeurs portées par Télécom SudParis. L’école forme des ingénieurs du numérique conscients des enjeux humains, éthiques et sociétaux, capables de penser la complexité du monde et d’y agir avec discernement. Plus qu’une école, Télécom SudParis est un état d’esprit."

 

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