"Télécom SudParis me semblait « différente » des autres grandes écoles"

Télécom SudParis

Stéphane, 24 ans, amoureux des mathématiques et du volley-ball est aujourd'hui élève-ingénieur en 3e année à Télécom SudParis. Issu d’une classe préparatoire MP, il nous parle de son parcours.    guillemets Je suis plutôt un matheux : après un baccalauréat spécialité math, j'ai fait mes 3 ans de classes préparatoires série MP au lycée Condorcet, à Paris. Il est très difficile d'y voir clair en tant que taupin, on ne se pose pas forcément les bonnes questions. Surtout lorsque comme moi à l’époque, on n’a pas de projet professionnel, mais seulement des goûts prononcés pour certaines matières. J’ai choisi Télécom SudParis parce j’avais déjà une grande affinité avec le numérique. J’ai comparé les programmes, et j’y ai vu dans celui de cette école des cours des domaines mathématiques, informatique, signal et communications qui pouvaient potentiellement me plaire. J’ai d’ailleurs trouvé une vocation (le traitement du signal) dans cette école ! Au-delà des cours, Télécom SudParis me semblait « différente » des autres grandes écoles. C'est la seule qui partage son campus avec une école de commerce Institut Mines-Télécom Business School. Un plus pour la diversité de nos cours (marketing, droit, etc) mais surtout pour rencontrer des gens différents avec d'autres centres d'intérêt ! Le deuxième point distinctif pour moi fut la richesse de l’offre associative sur le campus.

Mes premières semaines à Télécom SudParis

Une intégration formidable : plus qu’une nouvelle école, j’y ai découvert un nouveau lieu de vie, qui n’avait rien à voir avec la prépa ou tout ce que j’avais connu avant. Les cours ont commencé en douceur et étaient aussi intéressants que prévus, et me laissaient le temps pour une vie extra-scolaire très riche.

Des cours réellement passionnants

stéphane

Mon domaine préféré à Télécom SudParis était le traitement du signal, à l’interface de toutes les sciences qui m’intéressent (mathématiques, informatique, physique, sciences de l’ingénieur…).
Les enseignants-chercheurs en la matière m'ont d'ailleurs motivé à faire une thèse dans cette discipline après Télécom SudParis. Notamment, l'exigence de M. Castella m'a encouragé à toujours creuser davantage pour mieux cerner ces enseignements. Un autre excellent cours est celui sur Unix et les systèmes d’exploitation. J’ai trouvé que les explications théoriques et les mises en application pratiques étaient parfaitement équilibrées dans ce cours. Les enseignants-chercheurs étaient à notre écoute et adaptaient leurs discours à leur auditoire, en répondant sans limite à nos questions. En particulier, Mme Brunet est l’une des profs les plus cools que j’ai eu de ma scolarité. Ces cours avec elle furent mes préférés !

HTI (High Tech Imaging)

HTI est souvent réduite à l’option « traitement d’images », mais est en fait beaucoup plus large que la « simple » analyse de contenus visuels : il s’agit de manière générale de multimédia de haute technologie. Pour un futur ingénieur du numérique, c’est une formation plutôt complète, et pas seulement au niveau des connaissances technologiques et techniques : il s’agit également d’une formation sur tous les aspects potentiels des différents métiers possibles pour un ingénieur. Par exemple, la communication orale est la compétence clé à développer dans de nombreux projets de la majeure, alors que d’autres sollicitent plutôt nos qualités de communication écrite. Une grande partie de la formation s’y fait en anglais. Les cours d’introduction de la majeure qui donnent les bases techniques pour la suite de la spécialisation, donnent lieu à divers projets de programmation pointus, qui peuvent s’avérer très formateurs. Enfin, le projet de fin d'étude est hyper formateur : on met en application nos nouvelles compétences. C'est une synthèse utile avant le stage ingénieur.

Les semaines transverses

Dans le métier d’ingénieur, il n’y a pas que la technique qui compte, et ces séminaires ont en fait tous leur intérêt, et permettent de développer des « soft-skills » essentielles pour le futur. En général, ce sont également des occasions de vivre des moments très particuliers avec les camarades de la promo, et en plus ça crée des pauses dans le programme scolaire !

Mixité et égalité des chances, des valeurs fortes à Télécom SudParis

Elèves lors des cordées de la réussite 2017Je pense que cela fait partie des valeurs de notre école et de ses étudiants, qui y contribuent par leurs engagements associatifs ou dans leurs projets scolaires. Avec le projet GATE® (projet pédagogique en 1re année), certains choisissent de s'investir dans des projets humanitaires ou citoyens contribuant à l'égalité des chances : en tentant, par exemple, de réduire la fracture numérique, que ce soit à l'échelle locale, ou bien carrément à l'étranger. Au niveau du recrutement : l'entretien de personnalité me semble également contribuer à l'égalité des chances. La forme des concours en fin de CPGE est assez élitiste. Le fait de venir de certains lycées favorise grandement la réussite aux épreuves scientifiques ou de langues. L'entretien complète bien la sélection faite par Télécom SudParis. En effet, l'école exige à terme un certain niveau technique de la part de ses diplômés, mais sans perdre de vue que les qualités humaines sont essentielles pour de futurs cadres. Cet entretien permet donc de jauger de manière plus juste et complète le potentiel des candidats.

« Chacun est susceptible de trouver son bonheur à Télécom SudParis »

Je suis entré à Télécom SudParis en connaissant mes goûts, mais sans projet professionnel. Finalement, je sors de l’école avec des goûts qui n’ont pas changé, mais que je comprends mieux à la lumière de mes nouvelles connaissances, avec cette fois un projet professionnel plus concret que jamais, et, cerise sur le gâteau : cette école m’a donné les compétences nécessaires pour commencer sereinement ma carrière dans ledit domaine, et même dans d’autres si je change d’avis dans quelques années.

Mon conseil aux futurs intégrés 

Voyez chaque tâche comme une opportunité, plutôt qu’une contrainte. Notamment dans la formation proposée, au tronc commun extrêmement large, et aux spécialités affectées au classement scolaire : chaque étudiant va forcément découvrir des choses qui vont le passionner, mais va également devoir réaliser des choses qui ne lui plaisent pas forcément à première vue. Avec du recul, je me rends compte que même ces dernières m’ont énormément appris. Il ne faut jamais partir avec des idées arrêtées. Idem pour la vie associative : ces expériences sont une source d’enrichissement personnel inestimable. S’en priver serait simplement du gâchis, surtout vu l’offre proposée sur notre campus… Attention cependant à ne pas trop se disperser : guillemets fermél’organisation est encore une fois une clé essentielle à votre réussite.