Trois étoiles dans la constellation des projets Cassiopée 2018

Télécom SudParis

La deuxième année est charnière dans la formation d'un étudiant ingénieur. Elle consolide sa spécialisation et amorce sa professionnalisation. Tous les ans, chaque étudiant de Télécom SudParis consacre une partie de cette année pivot à un projet pédagogique, en équipe, nommé "Cassiopée".

En l'espace de cinq mois, une centaine de projets sont menés par les élèves. Proposés initialement par des enseignants-chercheurs de l’École ou des entreprises partenaires, ils peuvent être de trois types : recherche, développement ou industriel.

Savoir relever des défis

Soukaina et Amine ont par exemple choisi de travailler pour l'entreprise LVMH, afin d'exploiter l'intelligence artificielle pour sa nouvelle méthode de prédiction des ventes de ses produits de luxe.  Ils ont été récompensés le 20 juin dernier pour leurs résultats, à l'occasion de la remise des notes finales de tous les projets à Évry. "Pour pouvoir faire ses prédictions, nous avons dû récolter beaucoup de données de LVMH, explique Amine, ajouter d’autres données, faire un traitement des données et après, faire un modèle de prédiction". "Nous avons aussi eu l’opportunité d'améliorer nos compétences en machine learning et nos connaissances sur l’IA", précise ensuite Soukaina.

Les deux étudiants ont par ailleurs dû relever un défi supplémentaire : concourir contre des élèves de l'université de Columbia et de l'université de Hong-Kong, missionnés par l'industriel de luxe français. Malgré la pression, "grâce à ce projet, nous avons pu travailler sur des données réelles d'une grande importance, souligne enfin Soukaina. Travailler sur quelque chose de plus concret qu'en cours".

Aborder un sujet complexe et concret

Le côté concret, c'est aussi ce qui a motivé Bastien, Alexandre, Théo et Grégoire à choisir le projet de développement d'une application mobile pour la start-up ITMP, spécialisée dans le tourisme médical. "On souhaitait vraiment développer une application dans un contexte réel, réaliser quelque chose qu'on n'avait jamais eu l'occasion de faire en cours", déclare Alexandre. Ensemble, ils ont participé au développement d'une interface multilingue accompagnant les étrangers dans leurs démarches médicales en France - une pratique particulièrement en vogue chez les Russes ou les Chinois les plus aisés. "Dans ce contexte réel et actuel, on pouvait voir clairement ce que notre travail pouvait apporter", rajoute Bastien.

Le challenge pour ces quatre étudiants a été d'interagir au mieux avec un graphiste et à conseiller leur "client". Pour Théo, ce projet leur a surtout permis de développer leurs "compétences en relation-client" et d'apprendre à "gérer un cahier des charges". Deux outils indispensables pour ces futurs ingénieurs, dont l'entrée dans la vie active approche.

Prendre conscience de la transformation numérique de la société

Quant à Baptiste et Alexis, étudiants en double-diplôme à Télécom SudParis et Institut Mines-Télécom Business School, ils semblent être ressortis imprégnés du thème de leur recherche. "La transformation numérique d'une entreprise, ce n'est pas juste avoir les meilleurs ordinateurs et des objets connectés partout, affirme le premier. Elle existe seulement si la technologie sert à mettre en avant le travail de ses employés et libère leur potentiel".

Alexis et Baptiste ont étudié, en collaboration avec IBM, la mise en œuvre d'un modèle de maturité de la transformation numérique des entreprises.  Ils ont dû "être créatif" pour établir "une banque de 23 critères modulables" pouvant attester du "taux de transformation numérique d'une organisation". Alexis remarque qu'un tel projet leur a finalement permis de "rencontrer de nombreuses personnes différentes et de se faire des contacts utiles pour l'avenir". Avec Cassiopée comme repère, on peut dire que les étudiants de Télécom SudParis ne perdent pas le nord !


Vous êtes une entreprise ? Si vous aussi vous souhaitez proposer un projet à nos étudiants, contactez Joséphine Kohlenberg, responsable du programme Cassiopée.


Félix Gouty